Sébastien Lalisse

Sébastien Lalisse au piano
Sébastien Lalisse au piano

Né en 1973, dans le Sud de la France, Sébastien Lalisse entre en contact avec la musique à l’age de 10 ans. Il est sensibilisé au Jazz dès l’adolescence, intérêt qu’il développe par la suite en étudiant d’abord la guitare dans des styles variés (blues, bossa, jazz, rock).

Il se consacre définitivement au piano jazz à 18 ans, d’abord en autodidacte, puis en intégrant le conservatoire de Marseille (classe de Jazz) sous la direction de Jean-Luc Lafuente. C’est là qu’il rencontre les musiciens avec qui il fonde en 1997 son premier trio (Philippe Jeay et Fabien Leroy).

En 2003, il quitte son département d’origine pour s’installer dans les hautes Alpes. Il rencontre Alain Soler et intègre l’Atelier de Musiques Improvisées où il enseigne l’improvisation et le piano, tout en participant activement aux créations et réalisations discographiques de l’association.

Sa rencontre avec le conteur Olivier Sessa l’amène à se  produire dans un conte musical avec marionnettes intitulé Carnet de voyage d’un baobab.

En juin 2006, il est à l’origine de la formation Mister Iozo qui remporte le premier prix du festival de jazz de Gap de la même année.

Enfin, c’est en 2010 qu’il fonde un trio avec Olivier Chabasse et Alain Soler. Leur collaboration les amène à enregistrer leur premier CD intitulé À René Char.

Sébastien Lalisse parcours

Né à Marseille dans les années soixante-dix, je me retrouve peu de temps après à la campagne entre Aix-en-Provence et Salon-de-Provence, d’où mon goût prononcé pour la vie au calme et la nature.

C’est à l’âge de 11 ans que je commence à m’intéresser à la musique, grâce à cet instrument magique qu’est l’orgue Hammond B3. Après des débuts axés sur la variété, mon professeur d’alors, Gérard Seiler m’oriente en douceur vers le jazz et l’improvisation.

À l’adolescence, mon engouement pour la musique grandit et je m’initie à la guitare folk, sans négliger pour autant les claviers.

Quelques années plus tard, j’achète mon premier disque de jazz et tombe complètement au hasard sur ce disque merveilleux de Chick Corea Now he sings, Now he Sobs. Puis je découvre Bill Evans, un musicien qui à beaucoup influencé mon jeu pianistique.

Je fais alors le choix de tout mettre en œuvre pour devenir musicien professionnel et me tourne résolument vers le piano, un peu tardivement, mais avec une grande détermination.

Par la suite, je réussis le concours d’entrée du Conservatoire de Marseille où j’intègre la classe de jazz. J’y serai formé par Jean Luc Lafuente et Philippe Renault. C’est à cette époque que j’écris mes premières compositions interprétées en public à la fois en trio, dans sa forme moderne (piano, contrebasse, batterie) ou en quartet avec un soufflant.

Après quelques années de vie marseillaise qui me permettent de faire connaissance avec de nombreux musiciens, notamment Philippe Jeay et Fabien Leroy, avec lesquels je fais mes premières expériences en trio, je quitte la cité phocéenne pour aller vivre dans les Alpes de haute Provence.

Je rencontre alors Alain Soler et intègre l’Atelier de Musiques Improvisées ou j’enseigne l’improvisation et le piano. Je participe également à de nombreux projets impliquant entre autres Larry Schneider, Alain Antoni, Capucine Ollivier, Éric Barret, Raphaël Imbert et beaucoup d’autres musiciens.

L’année 2010 le Trio Lalisse Soler Chabasse prend son essor, avec une ouverture vers la musique libre, ce qui est nouveau pour moi et colore d’autant plus notre proposition musicale.

C’est également à cette période que je rencontre Fred Pasqua, dont j’apprécie tout de suite le jeu très singulier et personnel. Je décide alors de créer un quartet, Place Miollis dont le nom fait écho à mes années aixoises. J’y utilise mes compositions, certaines écrites il y a déjà une vingtaine d’années, d’autres créées pour l’occasion. Il est d’ailleurs intéressant de voir l’effet du temps sur la musique, certaines compositions supportent mieux que d’autres leur « grand » âge.

Plus récemment, Anthony Soler m’a proposé un projet autour de l’univers musical de Jaco Pastorius. La composition du groupe (piano batterie) offre des possibilités que je n’ai jamais explorées. J’ai l’intention d’exploiter non seulement le piano acoustique, mais également à ma grande satisfaction les synthétiseurs dans le but de diversifier les couleurs sonores du groupe et de proposer quelque chose d’original. À ce propos, un duo qui m’a beaucoup marqué est celui de Bill Carrothers et Bill Stewart dans leur disque intitulé Duets with Bill Stewart, un magnifique moment musical à mon goût.

J’ai aussi le projet de creuser le sillon de l’orgue Hammond, car c’est un instrument que j’apprécie particulièrement, dans son approche musicale et sonore.

Sébastien Lalisse

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